ACCUEIL | DONS | QUESTION AU RABBIN | CONTACT
 
fr.chabad.org - Torah, Judaïsme et Information Juive Paracha
fr.chabad.org » Paracha » Autres Parachas » Devarim » Choftim » L’arbre humain
  Béréchit   Chémot   Vayikra   Bamidbar   Devarim   Divers   Lectures doubles
ImprimerEnvoyer cette page à un amiPartager
Commentaire3 Commentaires

L’arbre humain

Donnez votre fruit !

Car l’homme est un arbre des champs.

Deutéronome 20, 19

Les composants essentiels de l’arbre sont ses racines qui l’ancrent dans le sol et l’approvisionnent en eau et en aliments ; son tronc, ses branches et ses feuilles qui constituent son corps ; et les fruits qui contiennent les graines qui permettent à l’arbre de se reproduire.

La vie spirituelle humaine inclut également des racines, un corps et des fruits. Les racines représentent notre foi, la source de notre nourriture et de notre persévérance. Le tronc, les branches et les feuilles sont le corps de notre vie spirituelle, nos accomplissements intellectuels, émotionnels et matériels. Les fruits évoquent notre force dans la « procréation » spirituelle, la force d’influencer notre prochain, de planter une graine en un être humain et la voir germer, grandir et donner des fruits. 

Les racines et le corps

Les racines sont les parties de l’arbre les moins attrayantes, et les plus importantes. Enterrées, virtuellement invisibles, elles ne possèdent ni la majesté du corps de l’arbre, ni les couleurs de ses feuilles pas plus que le goût savoureux de ses fruits. Mais sans les racines, l’arbre ne peut survivre.

Bien plus, les racines doivent suivre le rythme de croissance de l’arbre : si le tronc et les feuilles d’un arbre grandissent démesurément et s’étendent sans qu’il y ait une croissance proportionnelle de ses racines, l’arbre s’écroulera sous son propre poids. Par ailleurs, une profusion de racines rend un arbre plus sain, plus fort, même si son tronc est maigre et qu’il ne possède que peu de branches, peu de feuilles et ne donne que peu de fruits. Et si les racines sont saines, l’arbre se régénèrera même si son corps est endommagé et ses feuilles coupées.

La foi est celle de nos facultés qui est la moins séduisante. Elle se caractérise par une simple conviction et un engagement envers notre Source. Elle ne possède pas la sophistication de l’intellect, les riches couleurs des émotions et ne suscite pas le sentiment de satisfaction qui naît des actions accomplies. Et la foi est profondément enterrée, sa véritable étendue est cachée aux autres et même à nous-mêmes.

Et pourtant, notre foi, notre engagement au-delà de la raison pour D.ieu, est la base de notre arbre personnel tout entier. D’elle s’élève le tronc de notre compréhension, duquel poussent les branches de nos sentiments, de nos motivations et de nos actions. Et bien que le corps de l’arbre procure une partie de sa nourriture spirituelle, l’essentiel en provient de ses racines, de notre foi et de notre engagement envers notre Créateur.

Une âme peut développer un tronc majestueux, des feuilles merveilleuses et des fruits délectables. Mais il faut que tous ces éléments soient égalés, surpassés même, par les racines. A la surface, il se peut qu’il y ait beaucoup de sagesse, de sentiments profonds, une riche expérience, des accomplissements grandioses et de nombreux disciples. Mais s’ils ne sont pas enracinés et vitalisés par une foi et un engagement encore plus grands, l’arbre est condamné à tomber sous son propre poids.

D’un autre côté, il peut arriver qu’une vie ne soit bénie que de maigres connaissances, de sentiments et d’expériences étiolés, de rares accomplissements et de fruits peu nombreux. Mais si les racines sont étendues et profondes, c’est un arbre sain : un arbre qui maîtrise pleinement ce qu’il possède, qui a l’aptitude de se remettre des difficultés de la vie, et qui possède le potentiel de pouvoir grandir et se développer pour devenir plus beau et plus productif. 

Les fruits et les graines

L’arbre désire se reproduire, semer ses graines de toute part afin qu’elles prennent racine dans des lieux distants et divers. Mais la portée de l’arbre est limitée par l’étendue de ses branches. Il lui faut donc rechercher d’autres messagers plus mobiles pour transporter ses graines.

Ainsi les arbres produisent-ils des fruits dans lesquels les graines se développent en fibres et jus colorés, odorants et savoureux. Les graines elles-mêmes ne susciteraient pas l’intérêt des hommes ou des animaux. Mais dans ce « packaging » attractif, il ne leur manque pas de clients qui, après avoir consommé le fruit extérieur, déposent les graines dans ces lieux distants et divers où l’arbre désire planter ses graines.

Quand nous communiquons avec autrui, nous utilisons de nombreux procédés pour rendre notre message attrayant. Nous l’étayons avec une sophistication intellectuelle, l’assaisonnons de sauce émotionnelle et l’habillons de mots et d’images colorés. Mais nous devons garder à l’esprit que ce n’est là que l’emballage extérieur, le fruit qui contient la graine. La graine elle-même n’a aucun goût. Ainsi, la seule manière dont nous pouvons produire un impact sur autrui, c’est quand nos paroles véhiculent une foi simple et pure, un engagement sincère pour ce que en quoi nous croyons.

Si la graine est présente, notre message prendra racine dans leur esprit et leur cœur, et notre propre vision se greffera à la leur. Mais s’il n’y a pas de graine, nos efforts seront stériles, quelque savoureux que puisse être notre fruit.

ImprimerEnvoyer cette page à un amiPartager
Commentaire3 Commentaires

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch par Yanki Tauber
Les droits du contenu de cette page sont réservés par l'auteur, l'éditeur et/ou Chabad.org. Si vous appréciez cet article, nous vous encourageons à le distribuer à vos connaissances, à condition de respecter le copyright.
 

Commentaires des lecteurs
Derniers commentaires:
Envoyé le : Aug 15, 2010
Bénédictions devant des arbres en fleurs
Effectivement, nos Sages ont institué une bénédiction à prononcer en présence d'arbres fruitiers en fleurs, au mois de Nissan qui est le mois du printemps. Elle est connue sous le nom de "Birkat Ha-Ilanot" ("bénédictions des arbres") et se trouve dans le rituel de prière.
Envoyé par Emmanuel Mergui pour Chabad.org

Envoyé le : Aug 14, 2010
L'arbre humain
Cers commentaires sont fort intéressants. mais au sujet de l'arbre, il n'est pas dit qu'il donne aussi en principe des fleurs. Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de sociétés humaines qui se nourrissent des fleurs de certaines essences d'arbres. Mais, à la saison où certaines espèces d'arbres (ou d'arbustes) sont en fleurs, pas toujours, mais souvent , le spectacle donné par ce fleurissement est magnifique. Y aurait-il des bénédictions à faire quand on on est devant , par ex. un cerisier, un rosier, etc. en fleurs?
Envoyé par KOCHMANN René, TOURS, France

Envoyé le : Aug 20, 2009
Paracha: L'arbre humain
En lisant à voix haute ce texte, j'ai compris mon ròle de mère et de citoyene active. Surtout, ce que mes parents me disaient alors qu'ils préconisaient de cultiver alentour de soi-même, et non de juger les autres, par l'action et un exemple à suivre; ce faisant, tranquilement et en silence, mine de rien.
De toute beauté!

Merci.

S
Envoyé par Anonyme, Halifax, Canada



 


Choftim
Choftim - en bref
Paracha avec Rachi
Mon corps m'appartient-il ?
Rendez vous utiles
Des arbres : grands et petits
L’arbre humain
Ai-je besoin d’être parfait pour me repentir ?