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Signification des prières dites auprès du tombeau

Un lieu de haute sainteté

Rav Its’hak Méir Kagan, émissaire du Rabbi aux États-Unis à Détroit, dans l’état du Michigan, analyse ici l’importance des prières dites auprès du tombeau d’un Juste.

La Torah, évoquant les dix explorateurs que Moïse délégua afin de reconnaître la Terre Sainte, dit : “ils montèrent vers le sud et parvinrent à Hébron”. Nos Sages, dans le Talmud, apportent la précision suivante : “Seul Caleb s’y rendit et pria devant le tombeau des Patriarches”.

Il est ainsi clairement établi que l’usage de prier devant le tombeau des Justes remonte à la période biblique. Par la suite, d’autres coutumes furent également adoptées, comme par exemple celle de déposer une lettre auprès du tombeau afin de demander à l’âme du Juste, qui repose en ce lieu, d’intercéder auprès du Tout Puissant. Une telle lettre est appelée Pidyon Néfech ou requête d’une prière pour sa propre personne.

Un autre usage, largement répandu, consiste, pour chacun, à prendre l’enseignement d’intensifier son étude de la Torah, sa contribution à la Tsédaka ou sa pratique des Mitsvot, afin d’obtenir les bénédictions divines que l’on sollicite.

Différentes expressions hébraïques désignent l’endroit où repose le Juste : Kivreï Hatsaddikim, les tombeaux des Justes ; Tsion, le remarquable lieu de repos ou Ohel, la tente. Les deux derniers termes sont les plus fréquents, selon la coutume des 'Hassidim de Loubavitch.

Le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, sut, par ses prières, par sa proximité avec D.ieu, venir en aide et soulager des dizaines de milliers de personnes, d’une manière qui transcendait les lois de la nature et par rapport à laquelle le terme de miracle semble bien terne. Il agit de la sorte plusieurs dizaines de fois, chaque jour, pendant la majeure partie des quatre vingt douze années bénies qu’il passa ici-bas.

Au troisième jour du mois juif de Tamouz, en 5754 (1994), l’âme du Rabbi s’éleva vers D.ieu et le corps qui fut le saint réceptacle de cette âme, qui fut purifié, sanctifié et élevé par l’existence du Juste, fut conduit vers le lieu de son repos, dans le cimetière Montefiore de Queens, à New York.

Les Justes qui ont quitté ce monde atteignent une grandeur qu’ils n’avaient pas de leur vivant, comme l’affirment nos Sages. A travers notre histoire, les prières formulées auprès du lieu où repose un Juste ont été exaucées de manière miraculeuse. Il en est de même pour ce qui concerne le Rabbi. Les prières dites au Ohel sont devenues, grâce aux bénédictions divines qu’elles provoquent, une source de soulagement et d’apaisement pour tout notre peuple.

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par Yitschak Meir Kagan
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